Alors que la chance m’est donnée de vivre quelques jours dans un lieu préservé de la contrainte du masque,
un sentiment de bien être et de gratitude envahit mon corps et mon être libérés.
Qu’y a-t-il de plus fondamental et naturel que l’acte de respirer en soi ? Nous nous engageons dans ce monde sur une
inspiration, nous le quittons dans l’expire. Entre ces deux moments, respirer rythme nos vies, donne le tempo,
c’est le temps qui passe… À chaque instant, le souffle nous accompagne et nous anime. Alors, en éprouvant la chance de
respirer, comme une liberté retrouvée, pour un instant volé, je me sens dans l’urgence de respirer à pleins
poumons, d’oxygéner chacune de mes cellules asphyxiées par l’air du temps.
Respirer en conscience, profondément et puissamment, inspirer l’air en ayant la conscience qu’il est le
vecteur du Prana, l’énergie vitale qui nous lie à la Vie, qui nous lie à tout le vivant, est bien une
particularité de notre espèce, l’être humain.
Avec notre souffle nous livrons de notre être ce qu’il y a de plus juste, nous donnons une coloration à nos pensées,
nous dirigeons notre mental comme une boussole pour naviguer dans ce monde, pour changer de perspectives, nous libérons notre
corps, notre âme…
nous transformons…
nous nous dévoilons sans mot…